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Un retour d'expérience personnelle qui légitime la Méditothérapie©

Ayant été opérée récemment d’une tumeur cancéreuse, j’ai dû et pu appliquer à ma propre personne, dans un contexte hospitalier bien particulier, les effets bénéfiques de la méditation et par conséquent de la Méditothérapie© tels que je les prône lors de mes consultations.

Dans un article publié en 2013 par Frontiers in Human Neuroscience, Catherine Kerr, chercheuse à l’Université de Providence, explique le rôle joué par le thalamus (une structure centrale du cerveau, réceptrice des sensations corporelles) dans la distribution de ses informations au Cortex :  

« Le thalamus transmet les sensations en adressant à la zone correspondante du cortex des impulsions électriques – les ondes alpha – dont la fréquence varie en fonction de l’intensité de la perception. Quand l’esprit se concentre sur une partie du corps, les ondes baissent sur la zone cible et la sensation augmente alors que, partout ailleurs, les ondes alpha augmentent et les sensations baissent. “

On peut ainsi apprendre à atténuer la douleur ou à gérer les pensées morbides, ce qui est déjà expérimenté au sein de plus de 200 hôpitaux américains.

 

Dont acte :

 J’ai été opérée d’une tumeur cancéreuse, le 26 juillet 2019.

Initialement, il était prévu de réaliser cette opération sous hypnose.
Cependant, cette période de « 
vacances estivales », l’hypnothérapeute qui devait m’assister… était absent !
Quant à l’infirmière anesthésiste qui se proposait de se substituer à lui, charmante au demeurant, elle n’a
vait reçu que quelques heures de formation à l’hypnose.        
Connaissant mon acti
vité de méditothérapeute©, elle a préféré « me laisser faire » (sic).

 

J’ai donc eu recours à ma technique de méditation de pleine conscience, qui a eu pour effet de m’auto hypnotiser.

 

  • Durant l’opération – qui a duré 45 minutes et pour laquelle j’ai bénéficié d’une simple anesthésie locale – j’ai donc médité sans relâche.


Les bruits inhérents au bloc opératoire – con
versations, circulation de matériels, etc. me parvenaient très clairement.


Je ressentais très nettement les manipulations sur et dans mon propre corps.
J’ai même ressenti trois pics de douleur, que j’ai littéralement dissous par la respiration
ventrale et la concentration.

 

  • Après l’opération – pratiquée « en ambulatoire » comme c’est de plus en plus souvent le cas, je n’ai ressenti aucune douleur, au point que j’ai rapporté à la pharmacie les antalgiques qui m’avaient été prescrits pour les soins post-opératoires.

 

  • Le 5 août suivant, les points de suture m’ont été ôtés, laissant apparaître une cicatrisation parfaite.

 

    
Ici, grâce à la pratique régulière de la méditation et de la Méditothérapie©, mon mental canalisé et auto-guidé a été utilisé comme un outil précieux au service d’une grande concentration visant à ma détente maximale. 

 

De ce fait, les diverses sources de stress qui n’ont pas manqué de se présenter à moi avant, pendant et après l’opération ont été radicalement détournées de mon attention.

La crainte de la douleur comme les douleurs elles-mêmes, ont été non seulement surmontées mais également anesthésiées par l’utilisation appropriée des ondes alpha agissant comme des antalgiques.