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La Méditothérapie© au secours des hypersensibles
et des phobiques sociaux à l'heure du déconfinement

La survenue d’un virus extrêmement contagieux bien que peu létal a brusquement plongé le monde dans ce qu’il a été convenu de nommer « la crise sanitaire », aboutissant pour les populations à une double épreuve – économique souvent, psychologique presque toujours.      
Très attendu et accueilli avec soulagement par la plupart d’entre nous, le déconfinement représente cependant un défi supplémentaire pour les personnes hypersensibles et/ou atteintes de phobies sociales.

Il convient de rappeler que pour ces hypersensibles et phobiques sociaux, quel que soit le contexte social et hors toute « crise », le contact des autres peut générer des crises d’angoisse et de panique redoutables menant à la perte de connaissance, l’isolement total et à de graves états dépressifs ; autant de manifestations qui, arrimées à diverses hyper réceptivités  intellectuelles et sensorielles ainsi qu’au manque de confiance en soi face à un environnement perçu sinon comme hostile, au moins comme intolérant et dangereux, rendent presque intolérable le regard de l’autre et difficiles à intégrer les codes de la sociabilité ordinaire.   

          
C’est pourquoi, aussi curieux que cela puisse paraître, les divers confinements, prohibant plus ou moins sévèrement la sortie de chez soi, assortis du port obligatoire du masque, des mal nommés « couvre-feux », des contraintes et « gestes barrière » en tout genre ainsi que le télétravail institutionnalisé et quasi obligatoire ont alors revêtu pour ces personnes un caractère très positif.       
En effet, pour la première fois de leur vie, le nécessaire repli protecteur sur elles ainsi que les stratégies d’évitement qu’elles mettaient douloureusement en œuvre devenaient un destin collectif.              
Plus curieux encore, le masque accroissant en elles la sensation de protection, elles ont pu reprendre confiance et s’affirmer en le portant.          
           
Or, tout sentiment de sécurité accru ainsi obtenu est un leurre, pour trois raisons au moins.
Premièrement, si le risque d’être rejeté existe pour tout un chacun, il ne constitue pas la règle essentielle de la vie en société.       
Deuxièmement, les hypersensibles et phobiques sociaux qui, avant le confinement, ont progressivement appris à s’exposer au regard des autres ont entamé en se confinant une regrettable régression, un dommageable retour au schéma de repli sur eux-mêmes ainsi qu’au ressassement de leurs angoisses.       
Troisièmement, les démarches thérapeutiques entreprises par ces personnes pour venir à bout de leurs pathologies ont été brusquement interrompues, ce qui a donc compromis l’amélioration de leur état.

On comprendra donc que le déconfinement, qui équivaut à risquer de nouveau le regard d’autrui, représente pour ces personnes souvent débordées par le flux incessant de leurs émotions, un cap difficile à passer. Il convient donc de guider ces personnes sur le chemin de l’apaisement en leur donnant des clés de lecture et de canalisation de ces émotions, afin qu’elles ne les diminuent plus et ne les terrassent plus, mais au contraire les servent.
En effet, il ne faut pas perdre de vue que l’hypersensibilité dont découlent certaines phobies sociales peut être sublimée et devenir un atout – y compris professionnel – pour peu qu’elle soit accueillie, puis portée avec bienveillance et lucidité à la pleine conscience.

La méditation et plus précisément la Méditothérapie© – par l’apprentissage progressif et rigoureux de la posture du corps, de la respiration ventrale, des visualisations opérées lors des méditations guidées ainsi que par la pratique biquotidienne de courtes méditations – peuvent les « remettre en selle », les amener à l’acceptation de leurs singularités et les repositionner sur le chemin de la vie en société, tout en les armant contre les inévitables heurts de l’existence, petits ou grands.