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LES MÉMOIRES TRANSGÉNÉRATIONNELLES / De l’héritage à la métabolisation

Certaines théories,
lorsqu’elles désemparent les patients, méritent d’être analysées.

Penchons-nous sur l’une d’elles,
qui porte sur les mémoires transgénérationnelles.

 

Les mots ont un sens, dans toute la polysémie de ce terme, c’est-à-dire dans ses trois acceptions.

Les mots ont, bien entendu, un sens sémantique, une signification, mais ils ont aussi un sens directionnel, comportant une possibilité d’orientation dans le monde, ainsi qu’un sens physiologique et sensitif, très aristotélicien (cf. Les cinq sens d’Aristote : la vue, l’odorat, le goût, l’ouïe et le toucher).
Les mots nous permettent en effet de voir, de donner à voir ce que l’on désigne, et d’être ainsi vus par nos locuteurs et dans une certaine mesure par nos lecteurs. Sur ce mode, ils nous permettent également de sentir (et d’être sentis), de goûter (et d’être goûtés), d’entendre – d’où l’entendement – (et d’être entendus), de toucher, si possible « juste » (et d’être touchés, voire émus, c’est-à-dire « bougés ».)

Les personnes qui me connaissent ou me consultent savent qu’au cours de leurs thérapies, je porte une immense attention aux mots employés, égale à celle que j’accorde au silence.
Je m’applique donc à faire rendre gorge et à « désosser » les mots et expressions proférés « inconsciemment », sans trop y réfléchir en tout cas, par mes patients. Cela, dans leur intérêt et en toute bienveillance.

En effet, lorsqu’ils sont utilisés à tort et à travers, sans maîtrise et sans conscientisation par les patients, les mots sont pervertis. Ils ne traduisent plus ni leurs états, ni leurs sentiments, ni surtout leurs idées, mais ils contribuent à les embrumer et à les enliser.
À les prononcer ainsi, les patients se fourvoient très loin d’eux-mêmes.
Je pense que tout le monde s’accordera sur ce point : faire volontairement du « hors piste » n’est pas dénué d’intérêt, mais il peut être dangereux de dévier accidentellement de sa route (autrement dit de soi), au point de perdre jusqu’au souvenir de ses propres traces. 
C’est pourquoi la maïeutique est l’une de mes missions, consistant à accoucher les patients de paroles claires, libératrices et structurantes.           

Il me semble donc important de « désosser » une étrange et paradoxale théorie new age portant sur les mémoires transgénérationnelles, puisqu’elle trouble et désempare certains patients ; et de la battre en brèche, point par point.

 

                                 Sur quoi repose donc cette étrange théorie
       qui suppose la possibilité paradoxale d’une « incarnation hors sol »,
                             s’inscrivant pourtant au sein d’une généalogie ?

 

Selon cette théorie, nous serions entravés par des maux, traditions, croyances, schémas de comportements et de pensées, qui, pourtant, « ne nous appartiennent pas », ou qui « ne nous appartiennent plus. »

Cela, bien que les maux en question soient hérités de nos parents et aïeux ; lesquels, que je sache, nous « appartiennent » tout de même un peu même si nous ne les avons pas connus, et auxquels nous « appartenons »… ne serait-ce que génétiquement. 

Cela, alors que s’il était vrai que les liens transgénérationnels qui nous entravent et nous font souffrir ne nous appartenaient pas, ou plus… nous n’en souffririons tout simplement pas !

Rien n’est donc plus faux que le prédicat de cette théorie, que l’on peut résumer ainsi : « Tout commence avec et par moi. Ce qui m’a précédé m’indiffère et m’est étranger. »

Cette conception nombriliste de l’existence rompt avec l’idée même d’évolution et de progression des générations, mais aussi avec les notions de réparation salutaire et de refus conscient de la nocivité des schémas développés par les générations précédentes.

Elle rompt surtout, et c’est fort dommage, avec l’instinct de conservation du positif qui nous a été transmis, afin que nous le fassions croître et fructifier.

Rien n’est plus faux, au regard de ce que nous constatons chaque jour : tout, dans le monde, est lié. Le passé l’est au présent et ce qui nous a précédé l’est à ce que nous sommes.  

L’universalité de ce lien explique la fascination qu’exerce sur nous « l’effet papillon ».

Or, si un infime battement d’ailes de papillon, survenu à des milliers de kilomètres, est susceptible de déclencher là où nous sommes des événements qui nous affectent, combien plus encore sommes-nous concernés par LES ÉVÉNEMENTS – connus ou inconnus – qui ont marqué POSITIVEMENT OU NÉGATIVEMENT nos lignées familiales !

 

                                          Pour questionner cette théorie,
                    un retour aux sources et au sens des mots s’impose.

 

Revenons donc à l’étymologie du mot « appartenir », avant de poursuivre ; le sujet de cet article ayant tout à voir avec le double « sens » de ce mot et le double mouvement induit par l’appartenance ; celle-ci inférant autant ce qui nous appartient que ce à quoi nous appartenons.

Appartenir vient du latin pertinere + ad, signifiant aboutir à, intéresser, concerner, s’étendre jusqu’à, importer à (à quelqu’un).

Notons tout d’abord que :

  • pertinere nous a légué, entre autres, le mot pertinent, qui signifie très précisément doué d’une fonction dans un système ou un ensemble.

Admettons ensuite qu’en matière transgénérationnelle, c’est bien de pertinence qu’il s’agit, car :

  • l’individu se trouve en effet doué d’une fonction (au sein de la famille dans laquelle il naît) dans un système (celui de l’époque et de la société dans laquelle il se trouve) ou d’un ensemble (dans sa généalogie / sa configuration familiale.)

 

Précisons enfin que sont attachées au substantif apparTENANCE et au verbe apparTENIR, les notions de :

  • Tenant – lorsqu’on appartient consciemment ou non à un groupe ou lorsque quelque chose de ce groupe nous appartient, on peut s’entendre dire « Tu as de qui tenir! » 
  • Aboutissant – que l’on sache ou non ce qui nous appartient, voire à qui ou à quoi nous appartenons, nous aboutissons inéluctablement à vivre ce lien au présent.

  • Interactions et intérêtsbien qu’il soit parfois difficile ou impossible de prendre sa place dans une famille, les interactions se font en dépit de tout et donnent lieu à diverses prises d’intérêts entre les personnes.
     
  • Phénomènes divers, qui partant d’un point, s’étendent et se diffusent – en des régions géographiques, mais aussi en des régions du corps, de l’esprit et de l’âme.

    Dès lors, comment peut-on prétendre ne pas être liés à ce qui est advenu dans notre univers familial, que les contrées de cet univers nous soient ou non connues, qu’elles soient ou non peuplées davantage de morts que de vivants, et qu’elles nous soient ou non racontées ?

    Comment peut-on prétendre ne plus être liés aux mécanismes de fonctionnement de nos lignées familiales, aux morts comme aux vivants, sous prétexte que ces mécanismes sont souvent complexes et incompréhensibles – car mis en œuvre en des temps lointains ?             
    Que cela nous convienne ou pas, les mécanismes complexes de ces mémoires transgénérationnelles nous appartiennent et nous concernent bel et bien !

     

                                                               •

    Cela étant posé, je mentirais si je feignais d’être étonnée par ce déni d’appartenance, puisque se confirme au fil du temps une tendance que je nomme « le syndrome de la génération spontanée ».        
    Ce syndrome découle de la posture de certains aînés qui ont préféré oublier leur finitude et ignorer que, soit dit sans morbidité, « Les morts gouvernent les vivants » (Auguste Compte, in Cathéchisme positiviste– 1852).  
    Leur renoncement désenchanté, leur paresse à transmettre – la transmission étant considérée par ces amnésiques volontaires comme étant ringarde car « conservatrice » de ce qu’ils ont pourtant hérité et dont ils ont très largement profité – couplé à un individualisme forcené n’est pas sans conséquences. Il a démultiplié, entre autres, les représentants d’une espèce que l’on croyait abolie depuis la fin de l’Ancien Régime :  les roitelets de droit divin.           
    Or, du droit divin à l’essence divine il n’y a qu’un Amen.    
    Oints de frais, mais ontologiquement malheureux car sans ancrage, ces êtres jaillissent tout armés de leurs autofictions. Ils sont pourvus de la force conférée par un Credo qui affirme qu’ils seraient « engendrés, non pas créés, de même nature apparente que leurs pères, bien que de tout autre essence. »    
    Ignorant tout ou presque de ce qui les a précédés, ils règnent sur leurs fiefs, organisés en silos bien que globalisés et « nouveaux ». Se voulant disruptifs, ils ne sont pas peu fiers d’avoir réinventé, en même temps que la roue, un ancien jouet :  la trottinette.
    Une fois dessus, ces éternels enfants roulent à vive allure sur leurs terres en chantonnant cet hymne désormais fameux, intitulé Y’a pas d’soucis

                                                             •

     

    Refermons cette parenthèse enchantée…

    Et ne nous y trompons pas !
            
    CE NE SONT PAS LES MÉMOIRES DE NOS LIGNÉES FAMILIALES QUI NOUS « PLOMBENT », BIEN QU’ELLES SOIENT CHARGÉES DE MOTS, DITS OU NON, MAIS ÉGALEMENT DE MAUX, DE CONTRAINTES ET DE FARDEAUX.    
    C’EST LE REFUS DE LES RECONNAÎTRE ET LES ACCUEILLIR COMME FAISANT PARTIE DE NOUS, DE LES DÉSIGNER, DE LES INTÉGRER… ET ENFIN DE LES DIGÉRER !

     

    Vous avez bien lu.    
    C’est bien de digestion que je vous parle.

     

    En d’autres termes, il nous arrive d’être infectés par la stagnation de mémoires dont nous n’avons pas métabolisé les toxines et que nous n’avons pas éliminé.

    C’est pourtant ce que nous faisons tous les jours et très naturellement s’agissant de nos toxines physiques, sous peine de tomber malades si cette fonction excrétoire n’était plus assurée par notre corps.

     

    Rien ne sert donc de répéter que ce nos parents ont vécu « n’est pas notre problème » et « ne nous appartient pas. »

    D’abord parce que c’est faux, comme on vient de le voir.
    Ensuite, parce que c’est vain.

    Nos parents, qui font eux-mêmes partie d’une généalogie, nous ont transmis ce que leurs parents leur ont transmis, qui leur a été transmis par nos arrière-grands-parents, etc.
    L’ensemble de ces transmissions qui arrivent jusqu’à nous peut devenir un « problème » à partir du moment où nous en souffrons au point de ne pouvoir vraiment « vivre nos vies. »

    Il convient donc de METABOLISER LA PART TOXIQUE DE CES TRANSMISSIONS, COMME ON METABOLISERAIT UN ALIMENT.          
    Non parce qu’elles « ne nous appartiennent pas », mais à l’inverse parce qu’elles nous enseveliraient à trop nous appartenir !

    Cependant, ce qui nous a précédé n’est pas une encombrante armoire normande héritée d’une trisaïeule, un bien (ou un mal) matériel dont on pourrait se débarrasser en le vendant à un brocanteur.    
    C’est un héritage dont il convient de métaboliser les composants qui nous nuisent pour les « LAISSER TOMBER », HORS DE SOI, COMME LORSQU’ON VA À LA SELLE.

    En synthèse, qu’on me permette d’insister sur la similarité du traitement des déchets du corps, de l’âme et de l’esprit.

    Une fois que le corps a ingéré un aliment, il en reconnaît les éléments nutritifs qu’il métabolise en les brûlant pour les transformer en énergies. Puis il en excrète les constituants toxiques.
    Il en va de même des éléments toxiques de nos mémoires transgénérationnelles.
    Du patrimoine qui nous a été transmis, il convient de reconnaître et de conserver ce qui nous a nourri et nous nourrit encore, mais d’en excréter les parties toxiques qui pourraient nous empoisonner si nous ne les éliminions pas.

                                                                   


Permettez-moi également d’insister sur les bienfaits de cette métabolisation.
Elle permet de reconnaître TOUT CE QUI NOUS A ÉTÉ TRANSMIS DE MEILLEUR, DE BEAU ET DE BON, et de le faire grandir en nous et hors de nous afin que nous le léguions à notre tour.


                                                                         •

                             
                          Rappelons enfin à ce stade ce que la Méditothérapie©
       et tout particulièrement les anagrammes thérapeutiques                            
mettent à votre disposition dans ces domaines.

 

Comme indiqué sur mon site, je réalise avant la première consultation, sur la seule base des renseignements recueillis lors de la prise de rendez-vous (prénom, nom, et date de naissance du patient) l’étude personnalisée du patient, qui comporte un volet numérologique et un volet anagrammatique.

Élément-clé très caractéristique de la Méditothérapie©, cette étude d’une quinzaine de pages, révèle les points de force et de faiblesse du patient, ainsi que, précisément, ce qui constitue son héritage transgénérationnel, positif ou problématique.

S’agissant tout particulièrement des anagrammes thérapeutiques, que je conçois à partir des lettres qui composent le patronyme et le prénom d’usage du patient, je ne crains pas de dire – et mes patients avec moi – que ce qu’ils révèlent de leurs chemins de vie et de leurs constellations familiales, proches ou lointaines, est toujours bouleversant et stupéfiant de vérité, de réalisme et de justesse.

Tout est là, dit, écrit, décrypté, prêt à être utilisé pour le meilleur des patients : empreintes des mémoires passées, répétitions de schémas nocifs, « casseroles » ancestrales, points faibles, points forts et dons, expressions fulgurantes de la beauté mais aussi des tourments de l’âme et du corps, etc. 

Les anagrammes thérapeutiques qui singularisent et distinguent la Méditothérapie© d’autres approches, sont la manifestation claire et indiscutable du miracle vibratoire : les lettres qui composent les nom et prénoms vibrent, ainsi que les mots – toujours eux ! – ou noms propres.

Ces vibrations sont de précieux outils, de grande précision.           
Elles m’indiquent ce qui, chez les patients, est souffrant et doit être métabolisé et soigné. Elles me permettent également de désigner chez les patients l’essence sacrée de leur être, afin d’en favoriser le rayonnement.

C’est sur cette base que s’organise la cure méditothérapeutique de huit semaines, comportant des méditations guidées ainsi que divers exercices méditatifs.                      

La méditation et la verbalisation favorisant l’apprentissage de la verticalité, de l’ancrage et de la présence, du retour au respect de soi, de la compassion et du pardon, le patient, de plus en plus conscient de ce qui le constitue, accède, à sa libération, à sa guérison et à son Éveil, mais aussi au développement de potentiels souvent ignorés ou négligés, par un progressif et rigoureux travail de métabolisation.

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