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Le pardon


Le Retour du Fils Prodigue – 1773 –
Pompeo Girolamo Batoni 
Huile sur toile – Kunsthistorisches Museum, Vienne (Autriche)

Alors Pierre s’approche de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »

Matthieu 18, 21-22.

Le pardon, s’il y en a, ne doit et ne peut pardonner que l’impardonnable, l’inexpiable – et donc faire l’impossible.

Pardonner – Jacques DERRIDA

 

Le débat du pardon et de l’impardonnable n’aura jamais de fin. Insoluble est le cas de conscience qui en résulte : car si l’impératif d’amour est inconditionnel et ne souffre aucune restriction, l’obligation d’annihiler la méchanceté n’est pas moins impérieuse que le devoir d’amour ; l’amour des hommes est entre toutes les valeurs la plus sacrée, mais l’indifférence aux crimes contre l’humanité, mais l’indifférence aux attentats contre l’essence même et contre l’hominité de l’homme est entre toutes les fautes la plus sacrilège.

Le Pardon – Vladimir JANKÉLÉVITCH

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Le pardon est au cœur des interrogations de nos sociétés et des individus qui les constituent.
Comme le signalent nettement les citations qui ouvrent le débat, les conceptions du pardon divergent, notamment chez des philosophes hantés par les événements de leurs temps.

Qu’il soit prôné ou raillé, qu’il soit considéré comme un garde-fou, voire comme un artifice civilisationnel destiné à étouffer ou canaliser les désirs de vengeance qui naissent des offenses et des crimes imprescriptibles semblant exclure toute réparation, surtout lorsque les convulsions de l’Histoire remettent en question la notion même des apports et avancées  des civilisations, qu’il soit compris comme un absolu de la conscience humaine, comme un dérivé d’une des trois vertus théologales chrétiennes (la charité) et partant, comme un idéal humain insufflé par le divin au gré des conceptions et enseignements religieux et spirituels, le pardon se propose régulièrement à nous ;  comme une option.         

Cependant il peut se faire qu’il devienne urgent et vital de demander pardon ou d’accorder son pardon à autrui, parce qu’il apparaît soudain que les relations envenimées et sans limite dans le temps sont par essence des blessures de l’esprit et du corps (le corps étant une caisse de résonnance, certaines maladies « résonnent », en effet, sonnant l’alarme) et sont une condamnation à réelle perpétuité ;  une punition sans issue et sans débouché, autrement dit un enfer(mement) parfaitement déraisonnable.

Il arrive aussi fréquemment que l’on doive se demander pardon et se l’accorder quand la culpabilité calcifie les cœurs et les mémoires.

Dans ces cas-là, le pardon n’est plus une option.       

Ce n’est pas non plus un devoir et ce n’est donc pas une obligation morale ou juridique.
Cependant, c’est une sorte « d’obligation vitale », c’est-à-dire un mouvement du corps et de l’esprit semblable au réflexe qui consisterait à arracher de son visage tout objet destiné à empêcher la respiration et à provoquer la mort.        

Dans ces cas-là, le pardon serait un prérequis pour que la vie, bloquée dans son continuum par le ressentiment ou la culpabilité, soit de nouveau vivable.    

Dans ces cas-là, le pardon serait une libération.

 

                                                                •

 

  1. Approches étymologiques du pardon

En hébreu comme en leurs traductions grecques, les verbes Libérer et Pardonner et par conséquent les substantifs Libération et Pardon sont deux notions équivalentes. Partant, elles se pensent, s’écrivent et se disent de la même manière.          

Ainsi :


–          Pardonner, Pardon en grec
         
ἄφεσις, εως, ἡ (Aphesis) = libérer, libération

Libération de l’esclavage ou de l’emprisonnement / Pardon et rémission des péchés et des peines.)

–          Pardonner, pardon en hébreu      
Les mots « pardonner » et « pardon » dans l’Ancien Testament sont la traduction de trois mots hébreux, à savoir Kaphar, nake et salach = couvrir, lever (ôter), pardonner, libérer.    

  • Kaphar : couvrir(qui n’est pas sans rappeler la phrase « En cas de problème, je te couvrirai », qui peut être interprétée par « en cas de problème, j’expierai pour toi, j’endosserai ta faute, j’en serai recouvert, ce qui assurera ton pardon) mais aussi récupérer (rappelant les expressions « J’ai récupéré la situation, j’ai récupéré ton erreur, tu n’en seras pas accusé, tu en seras libéré ») = pardonner, libérer.

     

  • Nake, qui vient de Naga’ : élévation, enlèvement d’un fardeau = enlever ou lever un péché = pardonner, libérer.
    Dans le Nouveau Testament, le Christ « porte » le péché du Monde, afin de « l’enlever », et, en s’élevant ce faisant, d’élever l’humanité.
  • Salach : le pardon divin (et non pas humain), signifiant que par (le) don (divin), je suis par-donné, libéré.

    Dans l’acception biblique, Dieu oblige celui qui croit en Lui à pardonner à celui qui l’a offensé, s’il espère être à son tour pardonné par Dieu pour ses propres offenses.
    C’est tout « l’enjeu » de la prière donnée par le Christ à ses Apôtres et à tous les chrétiens, le « Notre Père » (Matthieu 6 9-13).                            

–          Par ailleurs, Pardonner, Pardon en latin :            
provient du latin perdonare et désigne l’action de donner complètement.

                           Telle est la conception christique du pardon,
                                                   parvenue jusqu’à nous
:

  • Pardonne-moi = Libère-moi de ma faute et libère-toi de ton ressentiment à mon encontre.

     

  • Je te pardonne = Je te libère et ce faisant, je me libère.

     

    Nous aurons bien compris que le pardon est au cœur de la spiritualité chrétienne et qu’au cœur du pardon chrétien se trouve la restauration de la relation entre l’homme et Dieu.
    Cette réconciliation avec Dieu impliquant la figure du Christ, peut induire une suppression de la tâche de la culpabilité.         

    Le développement de la conscience et du discernement à l’épreuve du réel (individuel et collectif) constituant ma préoccupation majeure, je souhaite soumettre à votre réflexion celles de trois philosophes – Jacques Derrida, Vladimir Jankélévitch et Emmanuel Lévinas.
    Précisons d’emblée que d’autres prestigieux philosophes ont contribué à éclairer le sujet de leurs travaux, parmi lesquels Friedrich NIETZSCHE, Hermann COHEN, Walter BENJAMIN, Jean AMÉRY, Paul RICŒUR…

    Derrida, Jankélévitch et Lévinas ont tous trois appartenu à un siècle, le XXe, qui nous est encore très proche et familier et qui a ceci de particulier :  après avoir généré et laissé libre cours à l’expression du mal absolu, ce siècle a rebattu les cartes du pardon.

    Comme toujours, les réflexions que je soumets à votre lecture sont là pour dessiller les regards et permettre d’examiner les notions proposées sans œillères, sans complaisance, sans a priori et surtout… sans craindre de penser.      

    Ainsi, la prise en compte de ces réflexions sur le pardon nous permettra certainement d’admettre que s’il est mal examiné et mal compris, le pardon est susceptible de nombreuses distorsions pouvant aboutir à un « moralisme » ou à une « supériorité morale », sous couvert de sincérité. 

    Bien entendu, je vous ferai également part, dans cet article, de ma réflexion thérapeutique.

Les repères bibliographiques relatifs aux philosophes et chercheurs cités sont situés en fin d’article. Ils vous permettront de poursuivre cette réflexion si vous le souhaitez.

 

                                                                        •

 

 


    Enfant prodigue
(ancien titre : Homme agenouillé/Adolescent agenouillé)

          – 1917 – Augustin RODIN – Bronze. Fonte au sable. Patine –
Œuvre attribuée au musée d’Orsay en 2008 et déposée par le Musée d’Orsay au Musée Rodin la même année – Paris (France).

 

 

2- Derrida et Jankélévitch nous mettent face au pardon en abordant la notion de l’impardonnable.

 

 

                                 * Ce que Derrida pense du pardon

 

« … Là où, en effet, il y a l’impardonnable comme inexpiable, là où Jankélévitch en conclut en effet que le pardon devient impossible, et que l’histoire du pardon prend fin, nous nous demanderons si paradoxalement la possibilité du pardon comme tel, s’il y en a, ne prend pas son origine  ».

Pour Derrida, donc (in Pardonner. L’impardonnable et l’imprescriptible – voir repères bibliographiques), le pardon prend son origine à l’extrême limite du possible, quand le pardon devient impossible, à l’aune des crimes de masse commis lors de la seconde guerre mondiale et tout particulièrement de la Shoah.

Cela pose deux questions existentielles, lesquelles ne sont pas de simples « concepts », puisqu’elles interrogent les limites de l’humain, de l’humainement envisageable.           

• Ce qui est considéré comme absolument impardonnable forme-t-il une limite infranchissable, marquant l’impossibilité du pardon, en faisant perdre son sens au pardon si cette limite était transgressée ?  

• À l’inverse, n’est-ce pas ce qui est réputé impardonnable qui donne tout son sens et son prix au pardon et fonde une hypothèse, celle de pouvoir pardonner l’impardonnable ?

Ces questions débouchent sur deux perspectives vertigineuses.

  • L’une éclaire crûment le mal radical que l’Homme peut incarner, et qu’il a incarné en commettant des actes relevant de l’inhumanité la plus effrayante et la plus ignoble, des actes requérant la mise en œuvre d’une méchanceté pure et en tant que telle injustifiée et injustifiable.

    L’autre érige au centre d’un halo de lumière adamantine LE pardon en tant que tel – et comme tel interrogé par la Shoah – lorsque furent circonscrits les éléments constitutifs du « crime contre l’humanité », par essence imprescriptible.

Au vu et au su de ce que l’Histoire du XXe siècle nous a enseigné, est-il donc encore possible de pardonner ce qui outrepasse les limites du pardon, ce dernier fût-il infini ?

La condition du pardon n’est-elle pas la demande du pardon, y compris de l’impardonnable ?

Se pose donc la question de l’éthique et, en quelque sorte de l’ultra plus ultra de l’éthique, ou de l’éthique qualifiée par Yves Charles Zarka d’ « hyperbolique », ou  d’éthique outrancière.           
Ce serait ici le pardon inconditionnel de l’impardonnable – (in Le pardon de l’impardonnable – Derrida en question – Yves-Charles ZARKA – voir repère bibliographique).

Rendre possible l’impossible est le défi posé par le pardon à la condition humaine, et par là même conduit à s’interroger sur ses limites.          

En ce sens, le « vrai pardon » hyperbolique, excède toute rationalité, toute « raison de pardonner », comme le souligne toujours Derrida :            
« … Si nous pardonnons, c’est parce que nous n’avons pas de raisons, et si nous avons des raisons, c’est l’excuse, et non le pardon, qui est compétente. Les raisons du pardon suppriment la raison d’être du pardon. » (in Pardonner. L’impardonnable et l’imprescriptible)

Cette forme de pardon exclut de spéculer sur « l’amélioration » du coupable qui serait touché par la grâce du pardon inconditionnel accordé, tout en excluant de surcroît une quelconque vertu « purificatrice » du pardon, qui ferait de facto d’un coupable un innocent et du pardon le droit du coupable et l’obligation de l’offensé.

Or, le pardon n’étant justement pas un droit, il n’infère pas la rédemption de la personne à qui il est accordé :


 « si le pardon déclenchait par un mécanisme infaillible la rédemption du coupable, il n’y aurait jamais lieu de demander pardon, jamais lieu d’implorer le pardon de sa victime ou de ses juges, de supplier pour obtenir grâce.  »
(ibid.)

 

C’est ce que Jankélévitch nomme « le pardon fou. »

 

                           * Ce que Jankélévitch pense du pardon

 

La réflexion de Jankélévitch sur le pardon, ou plus exactement sur la place que le mal absolu occupe désormais dans le champ éthique et moral, a été ignorée par Derrida.

De ce fait, Jankélévitch a reproché à Derrida de refuser de reconnaître la réalité du mal absolu.  

En effet, Jankélévitch considère que l’impossibilité de pardonner l’impardonnable (le mal absolu) nous confronte à nos limites humaines. Le pardon se trouvant de ce fait au-delà de la loi morale qui elle-même se situe au-delà de l’être humain, le pardon serait un acte qui ne relèverait ni de ses capacités ni de son pouvoir.

Ainsi, l’homme qui pardonnerait l’impardonnable en deviendrait inhumain.

La parabole du fils prodigue et l’œuvre (introduisant cet article) qu’en a conçu Pompeo Girolamo Batoni est la claire illustration de la différence entre pardon humain et pardon divin, ce dernier étant accordé sans condition et n’étant précisément pas la conséquence d’une morale humaine.   

Selon Jankélévitch et cette parabole, les êtres humains sont incapables de pardonner si la grâce de Dieu ne les touche pas et ne les pousse pas à le faire.

 

                                   *  Ce que Lévinas pense du pardon

 

« Comment se distinguent les fautes à l’égard de Dieu des fautes à l’égard de l’homme ? De prime abord rien n’est plus simple que cette distinction : tout ce qui porte préjudice matériel ou moral au prochain, mais aussi toute offense verbale qui lui est faite constitue une faute à l’égard de l’homme ; les transgressions des interdits et des commandements rituels, l’idolâtrie et le désespoir, appartiennent aux fautes commises contre l’Éternel.  »

« Le pardon dépend de lui [l’offensé] ou se trouve entre ses mains. Pas de pardon qui ne fût demandé par le coupable ! Il faut que le coupable reconnaisse sa faute ; il faut que l’offensé veuille bien accueillir les supplications de l’offensant. Mieux encore : personne ne peut pardonner, si le pardon ne lui a pas été demandé par l’offensant, si le coupable n’a pas cherché à apaiser l’offensé ».

(in Quatre lectures talmudiques – Emmanuel LÉVINAS – Éditions de Minuit – voir repères bibliographiques)

Comme le fait Jankélévitch, Emmanuel Lévinas met l’accent sur la différence entre le rapport de l’Homme à Dieu et le rapport de l’Homme à l’Homme.        
Ce faisant, il pose très simplement la question de savoir comment obtenir le pardon dans l’une ou l’autre situation et y répond de même, tout aussi simplement :  

Le pardon de Dieu exige de la part de l’Homme son engagement, et son engagement seul, total et sincère ; cependant le pardon que le divin accorde à l’offenseur n’exonère pas ce dernier de devoir demander pardon à l’offensé, qui peut le lui accorder. Ou pas.
 

Notons que la pensée Lévinassienne, en sa double polarité humain/divin, est en tous points conforme à celle du Nouveau Testament :

« Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu tu souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande. » (Matthieu 5 : 23)

Autrement dit :

•  Selon une conception théologique, le pardon vise à restaurer la relation de l’homme avec Dieu.  

Selon une conception séculière, le pardon dépend de la prise de conscience de l’offenseur, manifestée par la démarche qu’il accomplira en direction de l’offensé, afin d’obtenir son pardon.

 

 

3- La démarche méditothérapeutique vers le pardon

 

Je pardonne aisément, par la raison que je ne sais pas haïr. Il me semble que la haine est douloureuse.
Pensées –  
Charles-Louis de Secondat, Baron de La Brède et de Montesquieu

 

 

 

Il me faut préciser ici un point important, rappelé autant de fois que nécessaire lors de mes consultations, lorsque le pardon en est un des enjeux.   

                    Pardonner n’est pas oublier, pour deux raisons.

 

1) Oublier les expériences faites, surtout lorsqu’elles sont difficiles, peut amener à « retomber dans le panneau » en laissant s’installer ultérieurement des situations analogues, nocives.

 

2) Provoquer « l’oubli » d’une offense ou d’un problème est le meilleur moyen de les voir ressurgir tout au long de l’existence, sans même qu’ils aient été directement convoqués. Ils surgiront au moment le moins opportun, augmentés en puissance par le temps d’occultation.

La mémoire peut « resservir » les souvenirs pénibles occultés sous formes d’échecs « inexplicables » tout au long de l’existence.

Ce processus me rappelle immanquablement celui d’une pâte qu’on oublierait dans un coin. Le levain ferait lever la pâte d’autant plus fortement qu’elle aurait « attendu » avant d’être enfournée, mangée, digérée, puis évacuée.         

Il n’est donc pas question d’oublier dans un coin la pâte de la mémoire si elle contient un levain nocif (l’agression, l’offense). 
Il est au contraire question de nettoyer cette pâte (qui est ici le mental. )

Or, voici une excellente nouvelle :          
Il est plus aisé, par la méditation, la méditothérapie© et la plasticité cérébrale, de nettoyer et soigner son mental que de nettoyer une pâte à pain en en retirant le levain !

 

Pour pardonner, il est question me semble-t-il de solliciter la mémoire et le mental sans complaisance (mais sans la « forcer » non plus, au risque de créer des (faux) souvenirs qui ne correspondent en rien au réel), à considérer le mal (l’offense) tel qu’il se présente, puis à soigner en « l’opérant » le mental, en question.

Le mental comme la mémoire garderont la cicatrice de « l’opération » (le travail thérapeutique), sans que ne soient oubliés l’opération elle-même, l’offense (à pardonner) et l’offenseur.
Simplement, la mémoire ne sera plus douloureuse à leur évocation et le mental ne taraudera plus le patient sur ces points.

Je tiens également à préciser que le processus thérapeutique que je viens de décrire n’a rien de magique et ne répond pas aux mécanismes d’autosuggestion du Docteur Coué.

S’agissant du pardon qui, effectivement, est une réelle libération, la démarche personnelle du patient qui décide de pardonner pour dépasser l’offense subie est une étape importante vers le pardon véritable.            
Cependant, ce n’est qu’une étape, quelle que soit l’offense mise en jeu.          
Durant cette étape, le patient ne ressent pas de compassion à l’égard de l’offenseur.

Au cours de sa cure méditothérapeutique, le patient examine, sans éprouver au départ d’empathie ou de compassion à l’égard de l’offenseur, les éléments qui ont pu conduire l’offenseur à mal se comporter (sa vie, son éducation, etc.).       
Puis peu à peu, le patient développe une compréhension des mécanismes qui ont mené à l’offense, puis une empathie (compréhension affinée) à l’égard de l’offenseur, laquelle évolue progressivement ; cette évolution aboutit soit à la compassion, soit à la neutralité.

La dernière étape, qui aboutit au pardon véritable, est marquée par la disparition d’émotions négatives lors de réminiscences de la situation offensante.

 


            

 

             La finalité des repères bibliographiques et autres repères

Je me permets d’attirer votre attention sur le fait que la présence des mentions bibliographiques et autres qui figurent, lorsque cela est nécessaire, au bas des articles publiés sur ce blog, procèdent du respect des formes, comme de la considération témoignée aux auteurs, vivants ou non, contemporains ou pas qui m’ont inspirée lors du traitement des thèmes que je propose sur ce blog.   
Cependant, il serait regrettable de les borner aux bons usages et à l’éthique.     

 

En effet, ces repères sont à mon sens une nourriture au moins aussi importante que les hors-d’œuvres thématiques que j’ai le plaisir de vous proposer régulièrement.       
En tant que tels, ils vous annoncent l’existence, en librairies notamment, de plats de résistance roboratifs destinés à alimenter vos réflexions et désirs d’en connaître davantage sur les sujets abordés ici, afin que vous vous forgiez vos propres avis.     
Soyez donc affamés, gourmands et gourmets !

 


  • Repères bibliographiques

–          Pardonner. L’impardonnable et l’imprescriptible, Jacques DERRIDA, Éditions Galilée.

–          Le pardonVladimir JANKÉLÉVITCH – Éditions Flammarion – Collection Champs Essais.

–          Le pardon de l’impardonnable – Derrida en question – Yves-Charles ZARKA – Centre Sèvres – Archives de Philosophie, 2014/3 Tome 77.

–          L’impardonnable chez Jankélévitch – Nicolas de WARREN – Archives de philosophie 2014/3 Tome 77.

– Quatre lectures talmudiques – Emmanuel LÉVINAS – Éditions de Minuit – Reprise Poche.

–          Condition de l’homme moderne – Hannah ARENDT – Éditions Le livre de Poche.

–          Pardonner… jusqu’où ?Paul-Dominique MARCOVITS – Editions du Cerf- Collection Épiphanie.

–       L’impardonnable – « Êtes-vous juif ? » – Danielle COHEN-LEVINAS – Éditions du Cerf, 2021.

 

  • Autre source de réflexion

 

Poscasts France Culture – Émission « Talmudiques » – Marc Alain Ouaknine.
Deux excellentes émissions de 32 minutes chacune (celle des 5 et 12 septembre 2021), portant sur le pardon et sur l’impardonnable.
L’invitée en était Danielle COHEN-LEVINAS, à l’occasion de la sortie de son livre, en mars 2021 « L’impardonnable – « Êtes-vous Juif ? » aux Éditions du Cerf, cité en repère bibliographique.

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