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LE CHANT DES POSSIBLES

Canaliser et libérer les émotions par la voie du chant.

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La voix reflète la personnalité de l’individu, car elle est chargée, au sens littéral du terme, de son histoire et porte les empreintes de ses éventuelles blessures.       

C’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle je n’accepte que le contact vocal – direct et téléphonique – avec mes patients.          

 

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Nous savons tous, même de manière empirique,
qu’il est difficile de dissimuler ses émotions, son état psychologique et physique lors d’une prise de parole.           
Le cœur et la respiration d’une personne en colère s’emballant, sa voix s’altère, devient « blanche », ou à l’inverse s’enfle et tremble, et l’articulation peut s’en ressentir.   

Il peut se faire aussi que la gorge se serre,
ce qui n’est pas qu’une image.
En effet, dans ce cas précis, le cerveau agit sur le larynx via le nerf vague qui se contracte et deux bandes musculaires situées au-dessus des cordes vocales se resserrent en situation de stress.
L’air circulant mal, on n’entend plus qu’un filet de voix…             

En d’autres termes,  notre voix
et la voie sur laquelle nous cheminons sur Terre
se confondent.

 

1_ Poursuivre et conforter PAR LE CHANT la libération des émotions entreprise en MÉDITOTHÉRAPIE©  – si cela vous chante…

 

Il est fréquent que j’incite mes patients à prendre des cours de chant, en complément de la cure de Méditothérapie© qu’ils suivent à mon cabinet. 

Tout en leur laissant le libre choix de leurs professeurs, je préconise de préférence des cours de chant lyrique sous l’égide de professeurs certifiés en la matière – la formation au chant dit « classique » ou « baroque » étant à mon sens la meilleure et la plus sûre.

Le classicisme, voire l’académisme que je conseille pour cet apprentissage peut surprendre, dans la mesure où je ne m’adresse pas, en principe, à des professionnels du chant désireux de parfaire leur technique, ni même à des impétrants en la matière – élèves du CRR (Conservatoire à rayonnement régional de Paris), de l’École normale de musique de Paris, de la Schola Cantorum, etc.).

Mon conseil s’adresse plutôt à des patients qui ignorent souvent tout du chant, et n’imaginent même pas pouvoir extraire d’eux un jour un son maîtrisé et « écoutable » ; ce en quoi ils se trompent, car ils parviennent progressivement, s’ils y travaillent, à en produire de forts beaux !

Pour expliquer cette option, je rappellerai tout d’abord que les deux mots « classicisme » et « académisme » ne sont pas synonymes d’aride, rébarbative et écœurante sévérité.

En revanche, ils garantissent le respect de la physiologie et de la psychologie de l’élève.         

En effet, l’apprentissage classique du chant offre aux patients et élèves le quadruple avantage :
 
de ne pas traumatiser leurs cordes vocales (traumatismes qui génèreraient des nodules) ;  
d’intégrer une posture souple, solide et convenable propre à libérer progressivement la « colonne d’air » et les émotions par la libre circulation de l’air et du son (et donc du chant comme de la parole) ;
de trouver leur voix et de la poser là où elle doit être, dans la bonne tessiture ;
• autrement dit, et c’est là ma principale préoccupation, de trouver ainsi leur voie et leur place dans le Monde.

 

2- Quel rapport existe-t-il exactement entre la Méditothérapie© et le chant, me direz-vous ?

 

 

 

 

Une fois déterminées au plus près les énergies dont il convient de favoriser la canalisation et la circulation harmonieuse pour les libérer – grâce à la double étude personnalisée du patient – la cure de Méditothérapie© est basée sur l’apprentissage rigoureux de la méditation permettant au patient de mettre en œuvre sa plasticité cérébrale, d’accéder ainsi à la pleine conscience et à l’autonomie thérapeutique par l’exercice de son libre arbitre.

Or,

Méditer passe par le corps.          
           

Méditer passe par la posture du corps.  

Méditer passe par la libération du souffle menant à l’instauration d’une présence calme et vigilante, d’une détente optimale, d’une aptitude à recevoir en cadeau le présent sans projections illusoires dans un futur fantasmé – le futur se construisant pas à pas, grâce à la succession consciente des instants présents.  
 
Notons au passage que le sens figuré du mot « présent » est « cadeau ». Dans la mesure où il serait inutile de s’offrir perpétuellement le cadeau d’un « passé » par définition déjà vécu, mieux vaut donc s’offrir du neuf ; du présent.

Méditer revient à opérer un retour à soi et en soi.       

Il ne s’agit évidemment pas de nombrilisme, de repli ou de contemplation vaine d’un ego dévoreur de vitalité, mais d’accession à l’essentiel de sa nature profonde par le corps et le souffle maîtrisés.

Lorsqu’elle est canalisée, cette nature profonde peut s’exprimer le plus harmonieusement possible et l’on peut alors faire un constat, édifiant au premier abord :
Sans qu’elle nous coupe du monde, dans lequel nous sommes incarnés et il nous faut vivre le mieux possible, notre nature profonde libérée agit à la fois en ouverture (sur l’extérieur) et en fermeture (aux illusions véhiculées par cet extérieur).   

Notre nature profonde, bien canalisée et aspectée, est donc une clé qui nous ouvre au meilleur et nous protège sinon du pire, au moins de l’illusoire et du mensonger.    

Cette clé infiniment subtile ouvre deux portes non moins subtiles – celles de l’Âme et de l’Esprit.    


Cette clé, c’est le souffle (*).

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(*) Vous pouvez sur ce point vous reporter à l’article publié sur ce blog le 7 août 2021, intitulé Le souffle, à la lettre.

 

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  • Ayez l’air, la chanson… et le souffle

 

Chanter nécessite donc de maîtriser souffle et corps.      
Chanter est donc une forme de méditation.

Chanter permet l’activation du diaphragme, le nettoyage régulier et radical des émotions qui stagnent dans la gorge – pendant des années, parfois.  

Nous constatons également que :

– Chanter développe le souffle et améliore la capacité pulmonaire et l’oxygénation du sang ainsi que le métabolisme de base. Le corps est ainsi revitalisé.
En effet, « tenir la note », demande de savoir gérer son souffle par la respiration intercostale-abdominale.

–  Chanter génère une libération hormonale

– Chanter contribue à l’amélioration de certains troubles du sommeil que sont les ronflements et l’apnée du sommeil.
En effet, les exercices vocaux dynamisent les muscles de la gorge, du thorax et du palais, en favorisant leur détente et leur bon fonctionnement.
Grâce à la libération d’endorphines qu’il provoque, le chant aurait également un effet bénéfique sur l’insomnie

– Chanter nécessite une posture adéquate qui sollicite les muscles profonds (300 muscles sont mis en mouvement lorsque l’on chante) , favorise le bon placement des dorsaux qui participent à celui des épaules, de la nuque, du bassin et du ventre, des jambes et des cuisses.

– Chanter permet de prendre conscience d’un ventre noué, d’épaules raides, d’un bassin peu mobile, d’une mâchoire coincée.

– Chanter conserve la jeunesse des traits et l’élasticité de la peau. 

– Chanter demande une grande concentration focalisée sur la canalisation et la libération des émotions, par l’apprentissage de la pose de la voix. Le bénéfice secondaire de ce phénomène est la prise de confiance en soi.

 

  • Et flûte, à la fin !!!

 

Changez de refrain (surtout s’il est victimaire), changez de ton (surtout s’il vous dessert : cessez d’ânonner, affirmez clairement ce que vous êtes et faites), donnez de la voix (surtout si on ne l’entend pas bien : donnez à entendre la vôtre, sans hurler, mais en articulant) donnez le la dans votre vie (surtout si vous souhaitez ne plus la subir), et mettez-vous au diapason de votre taux vibratoire le plus haut !

 

 

3- Que me chantez-vous là, Docteur ?

 

 

 

 

Le Docteur Jean Abitbol, ORL, est l’un des spécialistes mondiaux des cordes vocales ; il soigne et opère celles qui dysfonctionnent et sont blessées.   

Avant cela, il “regarde” la voix parlée ou chantée de ses patients par le biais d’une l’exploration dynamique : une petite caméra est introduite par la fosse nasale du patient, descend dans sa gorge en arrière de la pomme d’Adam et donne une vue plongeante sur le larynx, lequel, chez l’Homme, est descendu au milieu du cou, alors que chez les autres mammifères, il est collé à la base du crâne.          

Grâce à cette caméra, le Docteur Abitbol observe les cordes vocales en action, sans que les mouvements de la bouche, des lèvres ou de la langue ne gênent l’examen.
Il est ainsi capable de livrer aux patients la “carte d’identité” de leur voix qui est, nous rappelle-t-il, un instrument à cordes (vocales) et à vent puisque le souffle, pulmonaire, fait varier la puissance du son.      

La caisse de résonance de cet instrument – formée par la bouche, la langue, les joues et le haut du palais – étant mobile chez l’Homme en fait le seul mammifère capable de former des voyelles.

 

 

4- Harmoniser le masculin et le féminin en soi est l’enjeu commun de la Méditothérapie© et du chant.

 

 

                            Nathalie STUTZMANN, née en 1965.
          Artiste lyrique, contralto et cheffe d’orchestre française.
  
 Fonde son propre orchestre de chambre, Orfeo 55, en 2009, jouant aussi bien sur instruments baroques que modernes. 
En 2021, est nommée pour la saison 2022-2023 directrice musicale de l’Orchestre symphonique d’Atlanta, pour une durée de quatre ans.

 

 

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Comme en Méditothérapie©, il convient lorsque l’on chante de trouver « son masculin » et « son féminin », afin de les harmoniser et trouver enfin et sa voix et sa voie.

À ce sujet, rappelons que nous possédons tous deux voix – l’une, appelée voix de poitrine, est grave, l’autre appelée voix de tête est aiguë.            

Pour bien les percevoir il suffit de faire monter la voix du grave à l’aigu puis de la faire redescendre de l’aigu au grave.
Dans la plupart des cas, il se produit alors un « décrochage », voire même une cassure.         

Il faut alors « changer de voix », et de voie, pour pouvoir monter plus haut.

Comme l’expliquait parfaitement l’artiste lyrique Louis-Jacques RONDELEUX (baryton, mort en 2000) :

 « C’est comme si au début on avait deux fils tout à fait différents ; le grave, cassant et raide, l’aigu, léger et faible.
À partir de ces deux fils, nous tisserons le médium, registre original qui exclut la voix de poitrine pure et la voix de tête pure, mais se fabrique à partir de certains éléments des deux registres fondamentaux.
Puis, nous tisserons le fil aigu, plus ou moins transformé, de haut en bas de la voix, et ensuite seulement le fil grave de bas en haut de façon à unifier la totalité vocale »
          


Ces deux registres ont une connotation sexuelle et sociale, qui définissent la part du « masculin » et du « féminin » dans la voix et par conséquent dans la personnalité.

Cette distinction est tout d’abord physiologiquement fondée.    
    

Le larynx masculin étant plus gros que le larynx féminin, la voix masculine serait donc généralement plus grave.   
   
Constatons simplement – et, par pitié, sans en faire un fromage comme c’est devenu une habitude dès qu’il s’agit plus ou moins de genre – que le registre aigu est associé à la féminité et le registre grave à la masculinité.

Cela n’a pas empêché la cheffe et contralto Nathalie Stutzmann – pour ne parler que d’elle – de faire de sa magnifique voix féminine grave le fer de lance d’une carrière éblouissante !

Il en est de même pour le contreténor Philippe Jarrousky, dont la voix « aigüe », fait merveille dans le chant baroque !

 

 

                Philippe JAROUSSKY, contreténor français, né en 1978.
         En 2017, il crée l’Académie musicale Philippe Jaroussky
dont l’objet est d’accompagner gratuitement, chaque saison et pendant plusieurs années, tant en chant qu’en pratique instrumentale, une centaine de jeunes filles et de jeunes gens qui n’auraient pas sans cela les moyens financiers et techniques de faire de la musique.

 

 

                                                           _°_

 

 

En tout état de cause, afin de concilier et de tisser en soi en une seule étoffe les parts féminine et masculine de notre voix, il convient de prendre des cours de chant.


Comme il convient de méditer pour concilier et unifier en soi, en une seule et même personne, les parts féminine et masculine de notre personnalité !

 

 

5-  Alliée à la méditation, votre voix vous ouvre grand la voie !

 

Le chant, ou l’art lyrique, n’existe que par et pour l’émotion.

L’acquisition de la technique vocale a pour finalité la transmission des émotions, c’est-à-dire leur expression.

Le travail de la technique construit une voix, un corps « enchanté », permettant au chanteur de mettre à distance ses émotions pour les canaliser et les utiliser en les réintégrant à son chant.

C’est également l’enjeu du méditant qui doit regarder ses émotions en face et sans les juger, pour les canaliser, afin de les exprimer en les sublimant.    

Cette sublimation advient lorsque l’on chante : le corps « quotidien » doit se déplacer silencieusement et de manière immobile (comme lorsque l’on médite) vers un corps « autre », sublimé.

Méditez !

Chantez !

Trouvez votre voix et votre voie !

 

                   Prenez dans le Monde la place qui vous revient.   

 

 


           

 

                La finalité des repères bibliographiques et autres repères

 

Je me permets d’attirer votre attention sur le fait que la présence des mentions bibliographiques et autres qui figurent, lorsque cela est nécessaire, au bas des articles publiés sur ce blog, procèdent du respect des formes, comme de la considération témoignée aux auteurs, vivants ou non, contemporains ou pas qui m’ont inspirée lors du traitement des thèmes que je propose sur ce blog.   
Cependant, il serait regrettable de les borner aux bons usages et à l’éthique.     

En effet, ces repères sont à mon sens une nourriture au moins aussi importante que les hors-d’œuvres thématiques que j’ai le plaisir de vous proposer régulièrement.       
En tant que tels, ils vous annoncent l’existence, en librairies notamment, de plats de résistance roboratifs destinés à alimenter vos réflexions et désirs d’en connaître davantage sur les sujets abordés ici, afin que vous vous forgiez vos propres avis.     
Soyez donc affamés, gourmands et gourmets !


              

 

                          Repères bibliographiques

 

– RONDELEUX Louis-JacquesTrouver sa voix : Contrôler sa respiration, enrichir son timbre, élargir son registre vocal – Editions du Seuil

– ARNAUD AlainLes hasards de la voix – Editions Flammarion.

– ABITBOL Jean
Le pouvoir de la voix – Allary Édition
L’Odyssée de la voix – Éditions Flammarion               
Voix de femme – Éditions Odile Jacob
La belle histoire de la voix – Éditions De Boeck Supérieur

 

 

                                                Autres repères

Écoutez sans modération les grandes et belles voix !

 

 

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