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Fermons définitivement le Camp de Rééducation du « Développement Personnel »

Escalier de Penrose ou escalier impossibleAscending and Descending (1960)
  
M.C. Escher

 

 

1- Qu’entend-on par « développement personnel » ?

Le « développement personnel » qui est selon moi un immense camp de rééducation à ciel ouvert, se rattache au Mouvement du potentiel humain, qui vit le jour dans les années 1960 à Esalen, en Californie.     
Ce mouvement, figure de proue
de la contreculture américaine, fut animé par les chefs de file de la psychologie dite « humaniste », dont nous devons à l’un des plus connus – Abraham Maslow (1908-1970) – une classification des besoins humains qui constitue la base théorique du « développement personnel ».

Depuis une trentaine d’années ont prospéré et prospèrent encore en France les disciples de ce mouvement, parmi lesquels figurent, sous divers titres, des sortes d’éducateurs, de rééducateurs, de Formateurs d’éducateurs et de Rééducateurs.  


Sévissant à ciel ouvert, ce camp et ses règles de rééducation sont largement acceptées mais aussi plébiscitées ; ce qui est symptomatique de tous les systèmes de « pensée » plus ou moins totalitaires destinés à diffuser puis à imposer des dogmes, dont les contradictions ne semblent pas questionner les disciples et moins encore leurs gourous. Sur ce point, il faut souligner la contradiction portée par le dogme de l’individualisme forcené (« sois-toi envers et contre tout »), fer de lance de ce qu’il conviendrait de développer avec acharnement, au renoncement à tout esprit critique.

Ce phénomène préoccupant se traduit par un nombre croissant de propositions thérapeutiques farfelues, parfois cocasses – dans le meilleur des cas – faites à des patients déboussolés à la recherche d’un trousseau de clés magique ouvrant grand les portes de leur « développement personnel », c’est-à-dire du paradis.          

Je voudrais donc livrer ici, en toute franchise, une analyse honnête n’excluant pas l’erreur, sans autre prétention que celle de partager avec vous certains constats.     

                                                           —-

 

Considérons d’abord le « développement personnel » comme il se doit, c’est-à-dire sous l’angle de ce que traduisent, et surtout cachent, cette expression et ce concept.

On peut déplorer qu’ils soient fondés sur un leurre sémantique édifiant, qui aboutit, comme toutes les tromperies, à une inversion vertigineuse des valeurs et une distorsion de la réalité ; à l’inverse, en tout cas, de ce que ce fameux « développement personnel » promet aux patients en termes de « bien-être », notamment.          
Car, il faut bien reconnaître qu’en guise de développement, celui dont les patients font les frais au propre comme au figuré est celui de leurs illusions, de leur cortège de cécités et de surdités choisies, et des conséquences fâcheuses qu’elles entraînent, dont la fameuse « servitude volontaire » dénoncée par La Boétie.

Évidemment, ce n’est pas anodin, car ne sont jamais anodins les mécanismes d’enfermement psychologiques qui faussent la perception de la réalité par une abusive simplification des complexités du Monde et de l’âme humaine, qui requièrent pour les comprendre nuance et subtilité.

Il est vrai que plutôt que de proposer un chemin thérapeutique prudent autant que rigoureux à des individus déstructurés et souffrants, il est plus facile et plus lucratif de leur « vendre » des solutions perlimpinpinesques qui réduisent, en apparence seulement, l’intensité des problèmes qu’ils rencontrent.

Inutile de préciser que ces solutions fleurent bon la « pensée positive » dans son acception la plus infantile.
Elles regorgent « d’explications » à la fois péremptoires et floues, issues de divers mélanges de recettes exotico-culturelles concoctées sur le mode du syncrétisme béat, et de de notions spiritualistes tronquées.

De même, il est très facile de responsabiliser jusqu’à la culpabilisation ceux qui tombent dans les écueils de la vie :
      
« Tes pensées négatives t’ont fait glisser sur une peau de banane dans la rue. Dans la mesure où tu es entièrement responsable de tes pensées, ton accident est la réponse que « l’Univers » adresse à ta négativité. Mais remercie profondément cet « Univers » de la merveilleuse « opportunité » qu’il t’offre à travers ta double fracture du bassin.
Tu pourras, grâce à cela, apprendre à uriner debout, jambes écartées, ce qui si tu es une femme est une expérience hygiénique inoubliable.
Tu pourras aussi dessiner sur ton plâtre à temps perdu et révéler l’artiste qui sommeillait en toi ! »

J’exagère à peine le discours que tiennent les tenants du « développement personnel »afin  d’endormir leurs interlocuteurs en abolissant leur discernement ; et parfois  leur humour aussi, ce qui n’est pas le moindre dommage.       

Tels sont les pièges tendus aux individus désemparés, en quête de sens.           
Tels sont les effets délétères d’une mode (car c’en est une !) et d’un discours ronronnant, hypnotique et simpliste mis au service d’un REDOUTABLE MARKETING COMPORTEMENTAL DE MASSE et d’un JUTEUX BUSINESS DE LA SPIRITUALITÉ.

 

 

2- Mais comment se fait-il que de ce camp de rééducation à ciel ouvert, très peu aient l’idée de s’échapper ?

 

 

 


Sachant qu’il est plus facile de dormir que de s’éveiller, de descendre que de monter, de risquer que de renoncer, d’éviter le réel que de s’y confronter lucidement, je propose une réponse en trois points à cette question cruciale :           

  • Il est extrêmement difficile de s’échapper d’un lieu dans lequel personne ne semble vivre sous contrainte.

  • Il est, par conséquent, extrêmement difficile de s’échapper d’un univers physique, mental et psychologique qui se pare des atours de… la liberté – ce type de désir pourrait passer  pour une forme de folie ! –  quand bien même cette liberté n’est plus qu’une apparence, l’ombre d’elle-même, un leurre.  
       
  • Orwell a très bien décrit ce phénomène dans son roman 1984 toujours et plus que jamais d’actualité : il est ardu, lorsque l’on va très mal, de résister à la RHETORIQUE DU VIDE ET DE L’INVERSION DES VALEURS, qui voudrait, à titre d’exemple, que l’on prenne certaines absurdités pour des évidences, telles que « La guerre c’est la paix. La liberté c’est l’esclavage. L’ignorance c’est la force », pour ne citer qu’un des slogans de 1984… 

           
Pour revenir à notre propos, il est difficile lorsqu’on ne sait plus très bien qui l’on est, d’opposer la moindre résistance critique à l’assertion non argumentée selon laquelle, quoi qu’il arrive, « le développement personnel, le développement personnel c’est bon, le développement personnel, c’est pour ton bien ».

 Pourtant, cette résistance critique n’est pas inutile.

À vous d’en juger !

 

3- Dans « Développement personnel », il y a « personnel ».
Et dans « personnel », il y a… ?

 

 

 

Dans « personnel », il y a persona.

De quoi s’agit-il, très exactement ?

Au vu des trois acceptions de ce vocable, il ne s’agit surtout pas de quelque chose à « développer » pour aller bien ou simplement mieux !

Bien au contraire !

En effet :

 

A- Une persona, du verbe latin personare (personare : « parler à travers »), est une PERSONNE FICTIVE ET STÉRÉOTYPÉE.     
Ce mot latin désignait le masque que portaient les acteurs de théâtre à Rome ; comme en Grèce d’ailleurs, ou il était désigné par le mot prosopon, signifiant « masque » ou « façade ».

B- Jung a repris ce mot dans Psychologie analytique pour désigner la part de la personnalité qui organise son rapport à la société.
Autrement dit, la persona définit la peau du personnage dans laquelle on doit se glisser afin de tenir un rôle social.       

Dans ces conditions, le « moi » qui peut facilement s’identifier à la persona, conduit l’individu à se prendre pour celui qu’il est aux yeux des autres, à ne plus savoir qui il est réellement, et à confondre « réussir dans la vie » (selon des critères sociaux) avec le fait enviable de « réussir sa vie » (en s’épanouissant).

La persona est donc un « masque social », une image, créée par le « moi ».

Elle finit souvent par usurper l’identité réelle de l’individu !

 

C- Selon la Conception Centrée sur l’Utilisateur (CCU) et le Marketing, une persona est une personne fictive dotée d’attributs et de caractéristiques sociales et psychologiques, qui représente un Groupe cible.
Lors de la construction de la persona, cette personne fictive se voit assigner une série d’attributs qui enrichissent son profil pour mieux exprimer les caractéristiques d’un « groupe cible » et créer sur cette base des scénarii d’utilisation d’un produit ou d’un service.
Partant de là, les équipes commerciales définissent une
STRATEGIE DE POSITIONNEMENT, DE PROMOTION OU DE DISTRIBUTION DE CE MEME PRODUIT OU SERVICE.


Autrement dit :

 

A- La promotion du « développement personnel » est en fait celle de contrevérités que l’on intègre jusqu’à y croire, de type 2+2=5. La sédimentation des contrevérités constitue le fameux masque, qui se confond et que l’on confond avec soi.

Alors que l’on voudrait faire croire que le « développement personnel » mène à la connaissance de soi par le biais de différentes disciplines, le « développement personnel » revient à développer en soi une sorte de « mensonge de bonne foi » (car fait avant tout à soi-même, le pire, et aux autres), au détriment de l’expression de la réalité.       

B- Le « développement personnel » est donc un développement dévoyé de l’ego – dévoyé, car l’ego est nécessaire lorsqu’il nous permet d’affirmer clairement ce que nous sommes réellement, mais il est nocif lorsqu’il est hypertrophié jusqu’à la caricature, l’outrance, et l’illusion ; ce qui, par définition, éloigne l’individu de SA réalité, puis peu à peu, de LA réalité.

 

C- Le « développement personnel », sous toutes ses formes, est un formatage social et sociétal dangereux.

 

4- Restons fidèles à nos habitudes et voyons un peu ce que nous raconte l’anagramme de l’expression « Le développement personnel ».

 

 

                 L’Adoration du Veau d’orNicolas POUSSIN – (1633-1634) –
              Huile sur toile – National Gallery (Londres – Royaume-Uni)

 

                                                                    °

 

                              LE DÉVELOPPEMENT PERSONNEL

                            ———————————————-

                            POPE ENRÔLE, MENT, VEND LE SEL  †<P‡ >(1)


La lettre entre crochets n’a pas été utilisée dans la réalisation de cette anagramme.

 

                                                                °

Voici quelques clés de compréhension de cette anagramme.

 

  • Le Pope

Air connu : l’Occident a déserté le Sacré, ou l’inverse.

Cependant, l’Homme qui ne peut se résoudre à n’être qu’un être matériel, mais qui est aussi un être métaphysique, le recherche sans cesse.

Par défaut de transmissions, il manque désormais de repères en la matière.
Il se fabrique donc le sacré qu’il peut, « magique » et exclusivement autocentré.

Ce faisant il renoue avec l’idolâtrie (ce qui n’est pas sans lien avec le culte du Veau d’Or de l’Ancien Testament (Ex. 32)).

Or, à tout culte correspondent dignitaires et prêtres, qui sont symbolisés dans cette anagramme par le « Pope », ou Le Pape.

Par analogie, le « développement personnel » serait une des nombreuses nouvelles religions occidentales, dont Le Pape serait peut-être un des épigones contemporains des théoriciens évoqués en ouverture de cet article.

Semblant conforter notre analyse, l’anagramme indique que le Pope (ou Pape) et les prêtres qui promeuvent la religion du « Développement Personnel, nous enrôlent (ce qui indique que ceux qui succombent à cette religion idolâtre n’exercent plus leur discernement) en nous faisant miroiter des illusions.        
Autrement dit, en nous mentant
.

Dans quel but ?

Dans le but de vendre (n’oublions pas l’aspect commercial et marketing du « Développement Personnel ») un des éléments constitutifs les plus importants de l’Humanité : son sel.

  • Le Sel

Le Sel représente le pouvoir d’équilibre des forces à l’œuvre dans la matière.

Le Sel exprime donc l’état stable de la matière.

Il correspond au Corps matériel, à la Terre.

 

                                                    En synthèse :


Les « prêtres » et « le Pope » qui promeuvent la religion idolâtre du « Développement Personnel », nous enrôlent en tant que disciples en nous mentant, afin de nous vendre leurs doctrine et leurs dogmes… mais surtout afin de NOUS vendre NOUS-MÊMES comme des produits (des Persona) sur le Marché (marché des livres dédiés, des diverses offres, etc.), afin de faire prospérer leur « Église ».          


Pour rappel, cela est analysé au chapitre 2 de cet article en ces termes :

 

« Dans les champs de la Conception Centrée sur l’Utilisateur (CCU) et du Marketing, une persona est une personne fictive dotée d’attributs et de caractéristiques sociales et psychologiques qui représente un Groupe cible. Lors de la construction de la persona, cette personne fictive se voit assigner une série d’attributs qui enrichissent son profil pour mieux exprimer les caractéristiques du groupe cible et CRÉER DES SCÉNARII D’UTILISATION D’UN PRODUIT OU D’UN SERVICE.            
PARTANT DE LA, LES ÉQUIPES COMMERCIALES DÉFINISSENT UNE STRATÉGIE DE POSITIONNEMENT, DE PROMOTION OU DE DISTRIBUTION DE CE MÊME PRODUIT OU SERVICE. »

 

5- Du « Développement personnel » au « Travail sur soi »…

 

 

 

 

S’agissant des maux de l’âme, de l’Esprit ou plus prosaïquement du psychisme, il est une expression – faisant partie intégrante du « développement personnel » –  qui me paraît de plus en plus suspecte car elle écarte d’emblée des paradis, selon moi artificiels qu’elle prétend offrir :  les peureux, les découragés devenus paresseux, les maladroits de trop bonne volonté, les lourdauds souvent subtils dans leurs intentions, les effrayés chroniques, les timides exténués, les chercheurs d’espoirs à bout de force, les écorchés vifs qui redoutent un « travail » qui les catapulteraient sans retour possible dans un océan de douleurs plus terribles encore que celles qu’ils connaissent, ou encore ceux qui étant revenus de tout refusent d’y retourner.    
   
Sont également écartées du « bien-être » par le « travail sur soi » les sensibilités hérissonnes et les intelligences fulgurantes confinant au génie, bien qu’atrocement démunies, par exemple, à l’idée d’entrer en contact avec un des « organismes », « structures », personnes et situations qui, balisant la vie quotidienne de tout un chacun, s’avèrent être pour elles de récurrents cauchemars en plein jour (1).

                                                            —-

  • Les « organismes » ou « structures » mentionnées suggèrent ici, à titre d’exemple, les lieux de travail – qui même lorsqu’ils se déportent aujourd’hui dans le salon d’un individu y importent souvent nombre de leurs petites et grandes absurdités, lesquelles se révèlent alors dans toutes leurs dissonances – mais aussi toutes les émanations technocratiques, administratives par vocation, aveugles et sourdes par formation, ainsi que les nébuleuses d’un « Net » opaque et tyrannique.

Toujours à titre d’exemple, font également partie des cauchemars de nos très sensibles ou intelligents que le quotidien blesse, les « magasins » et autres « surfaces » au sein desquels s’ébrouent en rangs serrés des « consommateurs » hargneux ou hagards mais toujours sous hypnose.       
Parmi les personnes et situations que ces sensibilités hors-normes et intelligences acérées redoutent, notons sans aucune ironie que la « simple » prise de rendez-vous téléphonique avec un plombier ou un coiffeur,  voire que la « banale » réservation d’une place de quoi que ce soit où que ce soit représentent pour elles des efforts de préparation et d’adaptation mentales préalables que nous ne soupçonnons pas, car ils sont souvent tus par pudeur et crainte de la raillerie.

                                                               —-

 

Autrement dit, cette expression écarterait bon nombre de personnes qui souffrent, souvent beaucoup. 

 Il s’agit de l’expression « TRAVAIL SUR SOI ».

On l’entend proférée à tout bout de champ et sur tous modes. Parfois même, elle est chantonnée sur tous les airs.  

Parmi les airs les plus célèbres, on en retiendra deux.      

• Tout le monde connaît l’air entendu de celui qui ayant « dépassé tout ça » est un peu contristé de constater qu’il y en a encore qui hésitent à enfiler leur bleu de chauffe pour effectuer ledit « travail ».

• Tout le monde connaît aussi l’air souffreteux de celui qui non seulement ne va pas bien mais est sommé par les forts en gueule et les sanguins de son entourage, comme par les indifférents et les cyniques, de ne pas faire sa chochotte et de descendre à la mine « au fond de soi ».
Et d’en remonter comme il pourra.

Or, certaines blessures de l’âme, de l’Esprit ou plus prosaïquement du psychisme, sont d’autant plus douloureuses qu’elles sont profondes, béantes et saignent depuis les origines de l’individu.

Il convient bien entendu de les soigner, en étant préférentiellement accompagné pour cela d’un thérapeute bienveillant et attentif.


6- À l’inverse du « développement personnel », les thérapeutiques dignes de ce nom, mais également les enseignements spirituels destinés à soigner l’âme et le corps et les pratiques artistiques qui les augmentent, ne sont en aucun cas des logiciels de formatage des êtres humains.

 

« Guérir parfois, soulager souvent, écouter toujours » disait Ambroise Paré. On pourrait ajouter « Manipuler jamais. »

À titre d’exemple, la méditation qui est le socle de certaines thérapeutiques – qu’il s’agisse de la Méditothérapie© ou de la méditation telle que pratiquée à l’Hôpital Sainte-Anne à Paris et dans d’autres établissements – ne doit pas servir à fabriquer des individus « calmes », « souhaitables », « biens sous tous rapports » ; à savoir apparemment sereins, mais en fait matés, apparemment heureux, mais en fait soumis.

Toute conception de la méditation qui serait utilitariste, managériale et « fonctionnelle » ne serait que la prémisse de l’installation de mécanismes – moraux, économiques, etc. – de type totalitaire.

Elle procèderait d’une dangereuse imposture, d’un habile charlatanisme et constituerait rien moins qu’une escroquerie morale.       
En effet, elle mènerait les victimes de cette forme de violence sournoise à la dérive, quand ce ne serait pas à l’effondrement.

Les thérapeutiques dignes de ce nom réduisent les fractures intérieures, unifient, consolident et reconstituent l’individu psychologiquement autant que physiquement, en lui indiquant que le plus sûr chemin vers la guérison est celui qui mène naturellement en soi, sans égotisme.


L’aide quand elle est nécessaire et le recours bien compris à un thérapeute n’obéissent à aucune mode et ne doivent générer aucune dépendance, aucune illusion.

Par ailleurs, n’oublions pas que la fréquentation de la littérature de qualité, sous toutes ses formes, ainsi que les pratiques artistiques, quelles qu’elles soient sont de puissants outils de régénération du corps et de l’âme.

J’attire à ce sujet votre attention sur un article paru le 21 novembre dernier sur ce blog – LE CHANT DES POSSIBLES – relatif à la pratique du chant, moyen merveilleux et très efficace de libérer ses émotions en renouant avec une très noble et belle expression de soi.   

 

7- Préférer toujours l’accompagnement thérapeutique rigoureux à certains mirages.

 

 

 

 

On comprendra combien l’accompagnement diffère de la notion de « travail (seul) sur soi » (n’oublions pas que le mot travail, de tripalium en latin, désigne un instrument de torture), qui induit une forme de brutalité inappropriée, inférant en quelque sorte la mise en œuvre d’une douleur « salutaire » destinée à traiter “la douleur pathologique.”

Cela suggère une manière de soigner le mal par le mal, mais à haute dose en l’occurrence, et non pas à « dose homéopathique ».

Je le répète, il faut d’abord soigner, patiemment, afin de guérir et dépasser la fatalité de ces blessures.

Le travail – car il est en tout de même un, très important, que le patient doit fournir – consistant à reconnaître son besoin d’aide, son besoin d’être accompagné en des soins appropriés.

Cela suppose qu’il trouve en lui le courage de laisser s’établir un lien de confiance entre le thérapeute et lui.

C’est à la source de ce courage qu’il puisera ses capacités d’autonomie en sorte de devenir, au fil du temps, son propre thérapeute. 

 


 

               La finalité des repères bibliographiques et autres repères

 

Je me permets d’attirer votre attention sur le fait que la présence des mentions bibliographiques et autres qui figurent, lorsque cela est nécessaire, au bas des articles publiés sur ce blog, procèdent du respect des formes, comme de la considération témoignée aux auteurs, vivants ou non, contemporains ou pas qui m’ont inspirée lors du traitement des thèmes que je propose sur ce blog.   
Cependant, il serait regrettable de les borner aux bons usages et à l’éthique.     

En effet, ces repères sont à mon sens une nourriture au moins aussi importante que les hors-d’œuvres thématiques que j’ai le plaisir de vous proposer régulièrement.       
En tant que tels, ils vous annoncent l’existence, en librairies notamment, de plats de résistance roboratifs destinés à alimenter vos réflexions et désirs d’en connaître davantage sur les sujets abordés ici, afin que vous vous forgiez vos propres avis.     
Soyez donc affamés, gourmands et gourmets !

 


 

                                        Repères bibliographiques

 

– Thierry JOBARD – Contre le développement personnel – Éditions Rue de l’Échiquier / Essai – Collection Les Incisives.

– Julia de FUNÈS – Développement (im)personnel – Le succès d’une impostureÉditions de l’Observatoire.

– Nicolas MARQUIS – Les impasses du développement personnel- L’obsession de la quête de soi La DécouverteRevue du Crieur n° 7.

Robert REDEKER – Le développement personnel contre la personne – Critique 2006/5 n° 708.

 

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