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L’ABANDON – La blessure des blessures

Vincent VAN GOGH – 1863-1890 –  Le vieil homme triste (au seuil de l’Éternité) (1890)   Rijksmuseum Kroller-Mulle, Otterlo (Pays-Bas)

 

Certaines blessures de l’âme, de l’Esprit ou, plus prosaïquement, du psychisme sont d’autant plus douloureuses qu’elles sont profondes et saignent depuis les origines de l’individu.

Parmi elles, je distingue cinq blessures fondamentales et même fondatrices.
Ce sont l’Abandon, la Trahison, le Rejet, l’Humiliation et l’Injustice.

On peut considérer qu’elles sont « fondatrices », surtout lorsque la personnalité de l’individu se forme sur de telles fondations, génératrices de souffrances.  
Plus généralement, elles constituent un corpus de douleurs premières, ontologiques, apparues dès l’origine du monde et de l’humanité.

C’est à la première d’entre elles que nous réfléchirons aujourd’hui : la blessure de l’abandon.

La publication de cet article sur un tel sujet, à quelques jours de Noël surprendra peut-être.
Comment ? La magie de Noël, et son fameux esprit m’indiffèreraient donc au point que je choisisse de les ignorer ?   

Il n’en est rien.           
           
Simplement, la magie très perceptible de certains instants, dont celui de Noël, n’a rien à voir avec les « pensées magiques », ces illusions qui ne sont convoquées que pour occulter le réel.
La magie de Noël n’empêche donc pas l’existence de nombreux individus, qui souffrent continûment d’une blessure d’abandon.

J’ai une bonne nouvelle pour eux : il n’est jamais trop tard pour décider de la reconnaître et de la soigner, afin que la magie de la vie opère de nouveau.

                                                                °

 

1- La blessure d’abandon et ses manifestations

 

Nous avons tous expérimenté la douleur originelle de la blessure d’abandon le jour de notre naissance, dès notre expulsion hors du ventre de nos mères.    
       
Dans ce cas précis, il s’est le plus souvent agi d’une « impression ».      
Bien que forte, l’amour reçu ensuite contribue à faire disparaître cette impression, à la « désimprimer ».        
Malheureusement, cette première impression, qui est celle d’une détresse, peut au contraire être confortée ultérieurement par des abandons très concrets.

Quoiqu’il en soit, impression, sentiment ou réalité, l’abandon est en soi un puits sans fond de souffrance au sein duquel d’autres souffrances peuvent s’engouffrer, se cristalliser, puis se manifester très diversement.

En effet, la rémanence est la caractéristique majeure de la blessure d’abandon non soignée, dont les manifestations polymorphes peuvent s’activer et se réactiver tout au long de la vie à travers certaines certitudes et comportements parfois contradictoires, mais qui ont tous un tronc commun : LE MANQUE.

Parmi ceux-ci :

  • Le sentiment douloureux, justifié ou pas, d’être négligé, mis à l’écart en permanence, rejeté, de ne compter pour personne ;  

  • La dépendance affective ; 
              
  • Les addictions sous toutes leurs formes (aux aliments, à l’alcool, aux drogues licites – médicaments – et illicites, au pouvoir exercé sous une forme pervertie, à l’argent, au sexe, au jeu, au sport, aux écrans, aux échanges virtuels, à la religion, à l’idéologie, aux gourous et aux sectes, etc.) ;

  • Le manque d’estime et de respect de soi ;
              
  • La fuite des responsabilités ;

     • La survalorisation des autres ;

     • La recherche éperdue de reconnaissance ;

  • La dilection pour les relations dévalorisantes et toxiques ;
                          
  • Le manque d’autonomie ;

  • La peur de la solitude ;
              
  • Le sentiment injustifié de culpabilité.

 

Sentiment ou réalité, dans la quasi totalité des cas, la blessure d’abandon s’installe dans l’enfance et se réactive à l’âge adulte. 


En effet, toutes nos blessures émotionnelles sont le fruit de nos expériences de vie et même de nos gênes. 

Par conséquent, il est très fréquent que nous ressentions aujourd’hui les blessures d’abandon non soignées de nos parents et aïeux, sans que nous ayons nous-même connu cet abandon.

Il convient également de noter que la perception abandonnique est différente d’une personne à l’autre, au sein d’une même famille et fratrie. Tout dépend en fait de la sensibilité de l’individu et de la manière dont le manque de figure attachante et sécurisante s’est manifesté.

Elle peut être présente chez des enfants qui ont été livrés à eux-mêmes, qui ont dû grandir seul, sans la présence physique ou émotionnelle d’un parent, ou plus simplement chez ceux qui n’ont pas trouvé l’écoute et l’accompagnement dont ils ont eu besoin, à un moment donné.

C’est donc moins la quantité d’amour reçu qui est en cause, mais la qualité d’attachement et de sécurité.

Ainsi, il peut se faire que des parents maladroits (parce que faisant à l’égard de leurs enfants ce qu’ils ont vu (mal) faire lorsqu’ils étaient eux-mêmes enfants) donnent beaucoup d’amour à leur enfant sans parvenir à sécuriser.    
             
S’ajoute à cela des éléments purement physiques, dont les manifestations diffèrent d’un individu à l’autre.
Parmi ces éléments, l’existence de l’amygdale cérébelleuse (située dans la partie antérieure de la face inférieure des hémisphères cérébelleux. Elles sont en rapport direct avec la face postérieure de la moelle allongée, autrement dit du bulbe.) 

Lorsqu’on se sent, ou que l’on est bel et bien abandonné, cette amygdale envoie au cerveau des signaux d’insécurité et d’instabilitéÀ ces signaux, les individus réagissent différemment selon leurs tempérament, caractère et sensibilité.

 

 

2- La première relation humaine et la mise en place de la continuité du lien

 

 

     Edvard MUNCH – 1863-1944 – Mélancolie (1894-96) – Huile sur toile   Musée national de l’Art, de l’Architecture et du Design de Norvège (Oslo).

 

Un nourrisson tisse des liens très forts avec toute personne sur laquelle il sent qu’il peut s’appuyer, à savoir sa mère, son père, ses aînés, sa nourrice, autrement dit les plus fiables, pour assurer l’apport de nourriture, de soins corporels, mais aussi de chaleur et de douceur tout autant que de paroles qui lui sont personnellement adressées.    

 
Un bébé de quelques heures, et à plus forte raison de quelques jours ou semaines, apprécie qu’un proche lui parle.  C’est même à cette condition qu’il se sent, qu’il se sait exister à travers l’autre et qu’il établit progressivement une différence entre son vis-à-vis et lui. C’est donc ainsi qu’il construit son identité, laquelle repose sur la présence de l’autre.

Contrairement aux idées reçues, il s’agit moins de la symbiose mythique de deux êtres en un seul, mais de l’importance pour le tout-petit du face-à-face humain, par lequel il se sait « là ».
Le bébé se fonde sur les paroles de l’adulte attentif et fait l’expérience de la continuité du lien et de sa présence au monde. Sa capacité à l’autonomie – consistant à exister par soi-même – se développe à partir de ces fondations.

La continuité du lien entre le tout-petit et ses parents est fondamental, et se tisse sur le schéma d’une DOUBLE EMPREINTE.           

En effet, si petit qu’il soit, l’enfant sait au plus profond de lui que sa mère ou son père, qui travaillent, par exemple, pensent à lui alors qu’ils sont loin de lui, et qu’il leur manque autant que lui-même manque de la présence de ses parents.
De ce fait, il supporte mieux leur éloignement, ne se sent pas abandonné et imagine avec joie retour.   
      
À l’inverse, si la représentation de la double empreinte du parent qui manque de son enfant et de l’enfant qui manque de son parent n’est pas acquise, la séparation semble à l’enfant insupportable et impossible à vivre.
Il tente alors de trouver des compensations à ce manque en se cramponnant à des choses ou à des personnes.

On en déduira facilement que le développement naturel d’un enfant sera d’autant plus perturbé si la mère (ou le père) le met au monde, puis sans prévenir rompt le lien subtil entre eux.

La relation n’existant plus, l’enfant ne comprend pas ce qui lui arrive et essaie, souvent en vain, de maintenir une relation dont le parent ne veut plus.  

Son désarroi est immense.
Il est abandonné.      

Cette détresse peut se manifester par des troubles de la scolarité, des comportements de repli ou de violence, ou encore par des malaises physiques plus ou moins graves, dont l’asthme, l’eczéma, le retard de croissance, etc.

 

3- Les carences vécues dans l’enfance provoquent la blessure d’abandon

 

Personnellement, je distingue trois grandes « familles » de carences.     

  • Les carences relationnelles, parmi lesquelles le manque d’affection et d’attention au développement sensoriel, moteur et intellectuel de l’enfants, le manque de réels échanges, mais aussi de soins corporels.

Dans ce cadre, l’enfant peut être perçu comme un importun, posé comme un paquet dans la cuisine pour manger, « mis à l’école » pour la journée, puis « envoyé dans sa chambre » pour s’occuper et « mis au lit » pour dormir. Il est en sursis, en transit. Il est abandonné à lui-même.

Il peut également avoir été mal accueilli, suite au décès d’un aîné. L’enfant n’existe pas en tant que lui-même.

 

  • Les carences symboliques.

C’est le cas des parents qui refusent, ou qui sont incapables, de donner un sens à l’existence de leur enfant, lequel est confronté à des décisions qu’il ne comprend pas et dont l’arbitraire et parfois l’absurdité le désorientent. Ses capacités d’apprentissages diminuent, puisqu’il manque de repères et son désespoir s’accroît.

Autre cas de figure, lorsque  l’éducation de l’enfant consiste en un dressage culturel, intellectuel, religieux ou social. L’enfant obéit alors à des règles tacites, en vigueur dans sa famille depuis plusieurs générations. Il se sent lié, sans en comprendre les raisons, par une sorte de pacte à son clan. C’est un vassal du modèle parental.

 

  • Les carences éthiques. Dans ce cas, la dignité de l’enfant est ignorée, quand elle n’est pas terriblement bafouée.
    L’enfant est alors considéré comme un objet, un animal, voire un monstre.

 

Le pire n’est pas la mort, c’est la haine et la violence. De toutes mes forces j’essaie d’écarter de moi des visages de cauchemar. Nous n’avions pas le droit de regarder en face les SS, mais quand l’un d’eux s’acharnait sur une malheureuse à côté de nous, impossible d’éviter la vision de leur affreuse jouissance.  

La Traversée de la nuit – Geneviève Anthonioz de Gaulle,

 

La haine et la violence.
L’affreuse jouissance.

Qu’il est donc facile d’exploiter violemment et haineusement un enfant, considéré comme une chose, et d’en tirer profit à des fins de jouissance sexuelle…

 

4- Les addictions ou la mise en place de mécanismes délétères destinés à panser et compenser la blessure d’abandon

 

Camille CLAUDEL – 1864-1943-  L’Implorante (1889-1905) – Bronze Musée Rodin, Paris.

 

 

Le rôle des parents est de valider par une parole claire et sincère mais aussi par des actes tout aussi clairs la légitimité des demandes de l’enfant.

Dans les familles où les satisfactions physiques, matérielles et pulsionnelles sont privilégiées, certaines demandes subtiles telles que les besoins intellectuels, artistiques ou affectifs ne sont pas réellement entendues.   
Des réponses insatisfaisantes et faussement compensatrices sont alors apportées à l’enfant qui sont autant de leurres et de « remplissage » destinés à compenser ce qui ne peut être apporté : il pourra s’agir d’argent, de cadeaux, de nourriture, de drogues et même de sexe.

L’enfant se sent ainsi illusoirement « comblé ».      
Il se construit sur ce schéma de compensations illusoires.          

Devenu adulte, il aura tendance à satisfaire ses besoins légitimes non reconnus comme tels (échanges de paroles substantielles, affection, etc.) par des leurres qui, au lieu de le combler, creuseront le tonneau des Danaïdes de ses manques.      

Sur ce mode, des mécanismes addictifs seront mis en place, tels qu’évoqués au paragraphe 1 de cet article.   
Dans le cas d’addictions et de dépendances graves, le sentiment d’abandon est rarement convoqué par le patient, qui semble vouloir éluder ce problème, le masquer.

Pourtant, c’est bien ce sentiment d’abandon qui organise secrètement toute sa vie affective, intime et relationnelle. Son addiction agit comme un barrage à la puissance extrême des émotions abandonniques qui l’habitent (angoisses, peurs, colères, envies destructrices, etc.) et qu’il évite.    
Son addiction est la réponse à l’abandon, sous forme de fuite en avant éperdue.
Il s’adonnera sans aucun frein à la fréquentation assidue d’un groupe, d’une activité, ou de substances diverses, licites ou non.

L’aliénation fiévreuse, voire fanatique, à une discipline, un groupe, une idéologie ou un comportement, laisse croire au sujet qu’il évite ainsi tout risque de disparition (de lui-même et de l’autre) et d’abandon.

La nourriture et la boisson alcoolisée constituent le corpus le plus fréquent – d’autant plus dangereux qu’il est licite – de ce type aliénations défensives.

 

4- Les addictions à la nourriture et à l’alcool sont les symptômes les plus fréquents de la blessure d’abandon

 

 

Le puits de Barhout au Yémen, un gouffre de 112 mètres de profondeur dans le désert, que les habitants appellent le “puits de l’enfer.”

 

Je me souviens m’être mise très sérieusement en colère lorsque j’ai adressé un de mes patients, alcoolique depuis de longes années et désirant ardemment se libérer, à un médecin afin qu’il traite sa pathologie (cure, postcure, etc.) et que je puisse intervenir efficacement en soutien.

Ma colère était parfaitement justifiée, car ce patient est revenu à ma consultation, accablé. Le médecin en question avait répondu à sa demande que « son alcoolisme était psychologique » et qu’il ne nécessitait pas de prise en charge particulière !

Belle lapalissade que cet « alcoolisme psychologique !

Je pose sérieusement la question : comment une dépendance pourrait ne pas être psychologique ?

Il est absolument évident que toute dépendance, toute addiction a pour origine un mal-être psychique, qui fait son nid dans le corps !            
Le corps est bel et bien le lieu d’élection de l’addiction. Autrement dit, l’accrochage morbide se construit autour de la place omniprésente du corps organique.          

S’agissant de l’addiction à la nourriture, la boulimie, on peut dire qu’elle consiste à se « bourrer » de nourriture pour remplir les vides et colmater les brèches, et par conséquent à  se « rembourrer » pour amortir les « mauvais coups » affectifs  de l’existence,  à construire à partir de son corps une digue, une carapace et un blindage graisseux. 

Il est fréquent que les patientes boulimiques (ce sont souvent des femmes) aient très tôt  repéré la « lourdeur » et surtout l’avidité qui caractérisaient leur système familial ;  au travers d’une certaine trivialité de propos, de gestes et de comportements des membres de la famille, d’un inintérêt pour les sentiments et leur expression ou parfois même une avarice. Il est également fréquent que les parents de ces patientes aient fantasmé un droit de possession sur elles. Pour autant, elles ne se sentaient pas exister en tant qu’elles-mêmes et avaient l’impression d’être délaissées et abandonnées.

La boulimie peut également jouer le rôle d’une punition infligée aux parents, afin qu’ils s’intéressent à leur enfant par le biais de leur maladie.

 

6- Pour guérir de la blessure d’abandon, il convient d’être accompagné, réellement entendu, et de s’éveiller enfin à la subtilité sous toutes ses formes

 

Mûrir, c’est entrer dans une communication de plus en plus constante, de moins en moins discontinue avec le noyau de notre être.
La Parole au cœur du corps, Annick de Souzenelle

 

Il faut mûrir en effet, grandir, et ce faisant s’extirper des peurs et cauchemars de l’enfance – sans abandonner de l’enfance ce qui mérite d’être conservé.

La coopération, car c’est bien de coopération qu’il s’agit, entre un patient souffrant d’un sentiment d’abandon et son thérapeute permet ce mûrissement.
Elle consiste en un engagement commun vers les zones d’ombre les plus enfouies du patient, celles de l’effondrement intérieur, afin de les explorer et d’en exprimer la souffrance.        

Seule cette coopération – qui favorise une avancée commune dans le gouffre des douleurs de l’enfance duquel surgit parfois le dégoût de la vie et la honte de soi – crée l’espace de liberté et d’intelligence nécessaires pour s’extraire de l’angoisse de mort (aboutissant de la blessure d’abandon non traitée) et renouer avec la vie et ses subtilités.

 

This above all : to thine own self be true,
And it must follow, as the night the day,
Thou canst not then be false to any man.

Avant tout, sois loyal envers toi-même ; et, aussi infailliblement que la nuit suit le jour, tu ne pourras être déloyal envers personne.  

Hamlet
– Acte 1, Scène 3– William Shakespeare – Traduction de François-Victor Hugo


En effet, une fois que le patient accepte de sortir des schémas d’addictions et de dépendances, de se regarder tel qu’il est, sans se mentir ni mentir aux autres, la possibilité de lutter contre la déperdition de son imaginaire se présente. Il retrouve ses capacités créatives et imaginatives, celles qui lui ont permis, lorsqu’il était enfant, de survivre au cataclysme de l’abandon.  L’adulte qui retourne vers ses blessures d’abandon retrouve l’innocence de son enfance perdue ainsi que les mots simples qui expriment sa réalité.

C’est ainsi qu’il abandonne l’abandon, qu’il rompt avec l’abandon, et que pour ce faire, il change de route.  
         
On oublie trop souvent que le mot « route » est issu du latin rupta, qui signifie « rupture ». 

Or, la rupture d’avec les automatismes du passé est la condition sine qua non de l’exploration d’une nouvelle route, d’une nouvelle voie.

Et, comme Jacques Lacan le rappelait fréquemment, « La guérison ne vient que de surcroît. »

 


 

              La finalité des repères bibliographiques et autres repères

 

Je me permets d’attirer votre attention sur le fait que la présence des mentions bibliographiques et autres qui figurent, lorsque cela est nécessaire, au bas des articles publiés sur ce blog, procèdent du respect des formes, comme de la considération témoignée aux auteurs, vivants ou non, contemporains ou pas qui m’ont inspirée lors du traitement des thèmes que je propose sur ce blog.   
Cependant, il serait regrettable de les borner aux bons usages et à l’éthique.     
En effet, ces repères sont à mon sens une nourriture au moins aussi importante que les hors-d’œuvres thématiques que j’ai le plaisir de vous proposer régulièrement.       
En tant que tels, ils vous annoncent l’existence, en librairies notamment, de plats de résistance roboratifs destinés à alimenter vos réflexions et désirs d’en connaître davantage sur les sujets abordés ici, afin que vous vous forgiez vos propres avis.     
Soyez donc affamés, gourmands et gourmets !

 


 

                                           Repères bibliographiques

 

– Daniel DUFOURLa Blessure d’abandon – Éditions de l’Homme

– Virginie MEGGLÉLes Séparations douloureuses : guérir de nos dépendances affectives – Éditions Eyrolles

– Saverio TOMASELLALe Sentiment d’abandon / Se libérer du passé pour exister par soi-même – Éditions Eyrolles

– Annick de SOUZENELLELa parole au cœur du corps (Entretiens avec Jean Mouttapa) – Éditions Albin Michel- Collection Espaces Libres.

– Jacques LACAN – Séminaire du 5 février 1957 dans La Psychanalyse, 4, 1958, Éditions de La Bibliothèque des Introuvables, Claude TCHOU (1981)

 

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