Skip to content

À charge ou à décharge ?

À charge ou à décharge, vous ne lirez jamais ici de témoignages de patients m’ayant consultée.

Sans mettre le moins du monde en doute la véracité des témoignages recueillis sur les sites de certains de mes amis thérapeutes ni leur probité au-dessus de tout soupçon, j’avoue demeurer très réticente à cet usage pourtant très répandu.

Je souhaite m’en expliquer ici.

Lorsqu’il m’arrive de me rendre chez un médecin, je ne lui demande pas de produire les témoignages gratifiants de ses patients ni de me montrer son livre d’or.

D’ailleurs, les médecins n’en ont pas. Pourquoi les thérapeutes de médecines douces devraient-ils en produire ?

Si je consulte des médecins que je ne connais pas encore au moment de la prise de rendez-vous, c’est après avoir demandé leur avis à des amis ou à des pharmaciens, et plus souvent encore sans en demander du tout.

Ensuite, cela « colle » ou pas.

Je reviendrai consulter, ou pas.
En cas de grande satisfaction ou de totale insatisfaction, j’en fais part directement à l’intéressé, mais il ne me viendrait jamais à l’idée de donner mon avis « étoilé » sur le Net, à la face du Monde et à des milliers d’inconnus qui le liront, urbi et orbi.

D’expérience, je sais que ce qui m’aura convenu pourra tout à fait déplaire à d’autres et vice versa.

De plus, il est un phénomène qu’on ne peut ignorer.

Il peut arriver que les médecins, les thérapeutes et leurs patients traversent tour à tour des phases idylliques et des turbulences, qui peuvent correspondre à des évolutions nécessaires de part et d’autre.

Dans ces conditions, déposer ici ou là un « témoignage » rédigé sous le coup d’une émotion positive ou négative, un témoignage ponctuel correspondant à la perception d’un moment, mais qui restera longtemps exposé me paraît très hasardeux.

Cette rubrique « Témoignages »  ne comportera que le mien.

C’est pourquoi, chers patients présents ou à venir, cette rubrique « Témoignages » ne comportera jamais que le mien, sous forme de refus ferme et bienveillant de sacrifier à une mode qui, selon moi, transforme malheureusement les patients en consommateurs perpétuels et en petits Jules Caesar, prompts à lever ou baisser le pouce, à applaudir ou exécuter, et les soignants en produits de consommation portant sur le front une date de péremption et dans leurs cœurs la marque de l’obsolescence programmée…

Je crois sincèrement qu’il faut savoir « prendre le risque » d’une consultation ou celui d’y renoncer.
C’est ainsi que l’on avance, en se trompant ou en ayant eu du flair.

Librement !

Les derniers articles de mon blog...